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Pot pourri 2011

Souvenir

Parce que vous l'attendiez avec impatience et qu'on est le lendemain de la Saint V, alors voici le pot pourri de l'année qui vient de passer, elle fût très riche vous verrez… la vidéo est longue, mais ce qui est long est bon, et si vous tenez jusqu'au bout… surprise !

Avertissement : des images peuvent choquer la sensibilité de certains mais on s'en fout on les connait pas !

Maman a tout pété au Super Bowl !

Posté dans Musique par Asthik 2 commentaires
Musique

Jerk Off ou les tribulations d'Herr. Ektor

Faits divers

Tout a commencé le vendredi soir, la veille de mon départ à Paris pour le festival jerkoff. J'ai assisté, au Petit London, au concert du groupe Tout de Suite, qui fera l'objet d'un article qui viendra un peu plus tard, ce qui m'a donné une pêche d'enfer et l'espoir d'un week-end riche. Un peu comme une entrée délicieuse qui annonce un repas réussi.

Samedi, arrivée à Paris : pas de RER à l'aéroport, j'ai donc pris une navette blindée et surchauffée et suis resté coincer dans les bouchons du périphérique, avant d'atteindre Opéra deux heures après mon atterrissage. C'est à ce moment là que je me suis souvenu pourquoi je n'habitais pas à Paris. Mais ces petits inconvénients n'ont pas eu raison de l'énergie et de l'excitation que j'éprouvais à l'idée de la soirée Klauss Nomi et surtout du concert de Näd Mika qui s'annonçaient.

Direction le canal St Martin pour récupérer les clefs de l'appartement que R. me laissait utiliser généreusement pour le week-end. Je retrouve donc sa sympathique colocataire et sa fine équipe et j'en profite pour boire une, deux, trois, quatre bières dont une renversée par maladresse sur mon pantalon. C'était bon signe. Je pars alors un peu mouillé, déposer mes affaires et m'en vais aussitôt retrouver Mad Moizel aux Souffleurs dans le marais. D'ailleurs, merci Mad Moizel de m'avoir fait découvrir ce bar qui m'a réconcilié (ou pas) avec les bars du marais. Bonne musique et beau serveur. Une bière et E. nous rejoignit pour qu'on mette en place notre plan de déplacement afin de rejoindre la soirée du festival jerk off.

Vélo, métro.

Pigalle, les 3 Baudets, pause pipi et make up et nous voilà installés dans une salle de projection. The Nomi Song était diffusé mais nous n'en vîmes que la fin. Après la diffusion du documentaire, tout s'est enchaîné, pause cigarette et bière, petit concert lyrique sur un air de Purcel que Klaus Nomi affectionnait particulièrement. Une autre bière et la performance Nomi Nation de Corrine and Co débuta. La soirée prit une autre dimension.

Messe blanche, ballet de créatures en zentaï immaculés, enrobées de papier bulle, illuminées de spirales blanches et noires, accompagnées de musique tripante.

Un jeune homme maquillé à la Klauss Nomi, habillé d'un peignoir de soie, arriva du fond de la scène. Les créatures blanches l'aidèrent à marcher jusqu'à ce qu'il fasse front au public. Là, debout devant nous, sous la lumière des stroboscopes, les silhouettes blanches mirent à nu le jeune homme offert. Un texte poétique était projeté en lumière sur son corps glabre et les créatures s'affairaient autour de lui pour le préparer, en l'enduisant de fumée. Et la musique montait. Elles le rhabillèrent ensuite d'un jean noir et du célèbre costume en V qui rendait immédiatement reconnaissable Klauss Nomi. Le jeune homme s'assit pensif face au public tandis que les silhouettes blanches s'emparaient de perfusions pleines de liquide bleu qu'elles faisaient couler sur leurs zentaïs blancs. Et la musique montait. Les formes blanches entreprirent de déchirer leurs enveloppes à certains endroits. Une d'elles déchira totalement son habit pour laisser apparaître le zentaï noir qu'elle portait en dessous. Ainsi elle devînt l'ombre qui portera le sosie de Nomi dans son agonie, pendant que les deux autres clamaient de plus en plus vite et de plus en plus fort des mots qui touchent et tordent le ventre de ceux qui savent écouter. La fureur dans la voix et dans les gestes, les créatures jetaient les partitions qu'elles lisaient, criaient ce qu'elles savaient, et la musique accompagnait cette frénésie. Klauss Nomi se mourait dans les bras de l'ombre qui l'emporta loin des regards. Tout s’arrêta. L'émotion m'avait tordu le bide, j'avais envie de pleurer, j'avais envie de crier…

Nous sommes sortis, après le choc il nous fallait du réconfort et cette fois ci la bière ne suffirait pas, je me fis servir alors une Vodka et fumai deux cigarettes à la suite, les lèvres tremblantes et le cerveau plein de ces images magnifiques.

Le concert de Näd Mika commença et nous rejoignîmes la salle pour danser jusqu'à l'usure en buvant des bières sur le son électro punk de notre berlinoise préférée. Näd Mika nous offrit un show tout en énergie et mon côté punk pris le dessus. En transe, je me retrouvai torse nu en train de me déchainer en mouvements saccadés et quelque peu désorganisés. Le public était conquit ou presque. En effet, une autre partie du public resta assise dans des fauteuils confortables, ce qui est inimaginable pour moi avec un concert pareille. Quand le spectacle fut terminé je ne pu m'empêcher de crier « Les parisiens vous êtes mous du genou ! » ou un truc dans le genre un peu moins sympa, je ne me souviens pas très bien. De rage, devant tant de stoïcisme et aussi pour essuyer mon corps dégoulinant de sueur, je me roulai par terre dans les corne flakes écrasés que Näd Mika nous avait lancés un peu plus tôt (c'était une mauvaise idée, je vous l'accorde).

Après m'être rhabillé (merci Thierry et Mad Moizel d'avoir retrouvé mon tshirt trempé) nous sommes partis dans les loges pour rencontrer Näd Mika et David Dexter Lab, accompagnés de Pierre Pascual,Thierry Cholet, Stan Briche…

loges loges2

Mais la soirée ne s'est pas arrêtée là. Après avoir fait quelques photos, j'ai laissé les artistes discuter ensemble. Nous avons ensuite continué à fumer boire et danser. Je n'avais pas oublié mon objectif de No Interview blovipère, malgré toute ces bières ingurgitées, et je me suis fait un plaisir de poser mes questions de Vipères à plusieurs personnes, que vous pourrez lire dans un prochain article. Puis, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je me suis retrouvé dans les bras d'un irlandais dans un taxi en partance pour le canal st martin. Tout finissait où tout avait commencé, au bord du canal à l'exacte endroit où j'avais bu ma première bière de la journée…

Merci à l'adorable Pierre Pascual qui m'a permis de rencontrer la tout aussi adorable Näd Mika dans les loges, merci au charmant Thierry pour mon Tshirt mouillé et tout le reste, et puis merci à Stan Briche pour ses réponses géniales en interview et puis merci aussi Mad Moizel, mon ami E. et Gin la berlinette pour cette superbe soirée et puis à tous les autres aussi et puis merci au monde entier et puis merci la vie pour ses rencontres fabuleuses… j'arrête là car vous allez croire que je suis encore bourré.

Ps : spécial thx to a sweet irish guy et aux paillettes coréennes de FraiseVinyl !

parce qu'on ne s'en lasse pas...LADIES & DOBERMANS :

Musique

Où sont les boums?

Vipère party

On ne fait pas assez de cadavres exquis de danse!

Mel Merio

Musique

Ben voilà une artiste qui fait des trucs très différents mais forts sympathiques… Elle était mannequin et a aussi travaillé à la télévision allemande si j'ai bien compris et elle fait de la musique… Voici trois clips très différents mais tout aussi bien.

Avec The Menstruation Monsters

Son dernier clip

celui-ci est complétement psychédélique…

Minitel Madrid

Vipère party

Le lendemain de mon arrivée à Madrid, j'ai eu la chance de pouvoir participer à la soirée organisée par le collectif Minitel Madrid au club Morocco, je portais pour l'occasion mon plus beau tshirt du blogvipère. Un minitel encadré de figures pieuses trônait au milieu de la scène. Nous avions hâte de voir Pierre Pascual.

Minitel Madrid

Nous pensions arrivés à la bourre car la soirée était annoncée à minuit et nous sommes arrivés à 1h comme de bons français pas encore habitués au rythme espagnol, nous étions dans les premiers arrivés. Plusieurs DJ se sont enchaînés pour déchaînés les gens qui arrivaient petit à petit. En attendant nous ondulions, un verre à la main, sur la musique qui était, à quelques tubes espagnols près, très proche des playlists fabuleuses que nous passons lors de nos électrofuckdiscosuicidepartys. Nous étions heureux et la vodka très bonne (à Madrid les barmen ne sont pas radin sur les doses, d'ailleurs les doseurs n'existent pas). Je me fit alors dragué ardemment par un boulet qui venait de Malaga et qui ne parlait qu'espagnol mais il finit par comprendre et se trouver une autre cible et ce ne fut pas du gâteau. Vers 3h du matin Pierre Pascual est arrivé sur scène pour chanté quelques uns de ses tubes : J'aime sentir ta bouche glisser, Saxo Mucho, Mi novio es un zombi… Cette reprise a d'ailleurs complétement enflammé la salle. PP1 PP2 PP3 PP4 Fue genial. Après ce mini concert j'ai eu l'occasion de discuter quelques minutes avec l'acolyte de Pierre Pascual, le très sympathique Thierry qui campe à ses heures perdues le personnage d'Angela Transbury. Interrompus par quelqu'un qui posait ses affaires aux vestiaires nous devions continuer notre conversation et faire une photo avec Pierre Pascual mais le monde et la vodka n'aidant pas, nous nous sommes perdus et nous sommes repartis complétement saoul pour prendre un taxi.. A défaut de photo avec ces deux personnages hauts en couleurs, j'ai au moins eu quelques photos d'eux grâce à Findus qui m'accompagnait.

Merci Minitel Madrid (de puta madre !), Pierre Pascual et Thierry pour cette agréable soirée… J'espère qu'un jour nous pourrons tous participer à une autre soirée, peut être en tant que DJ de Blogvipère … qui sait ?(alors au boulot !).

Promis, la prochaine fois je boirai moins ou presque, ou alors je me droguerai, pour ramener une vrai photo avec eux… en attendant je garde contact…

Mon petit ami est un Zombi

Musique

Mi Novio es un zombi (reprise d'une chanson espagnole des années 80) est la nouvelle chanson de Pierre Pascual (ex Chose Chaton, ex cartel Couture) et il vient de sortir un clip que voilà….

Il passe à Madrid quand j'y serai, j'espère pouvoir faire le reporter comme l'an dernier et rapporter une photo avec lui…

Et puis tant que j'y suis voilà aussi « J'aime sentir ta bouche glisser »

FraiseVinyl + Fragile Architecture

Souvenir

Samedi soir dernier au Théâtre Garonne, FraiseVinyl et Fragile Architecture se donnaient en spectacle pour le bonheur de nos yeux et de nos oreilles. Pour ceux qui l'auraient loupée, voici un petit condensé d'une performance onirique à plusieurs mains.

Arrivée des musiciens. Tels des druides dont les capuches cachaient leurs visages, ils prirent place aux côtés de leurs instruments, prêts à nous faire vivre une cérémonie musicale mystique. Fragile architecture drapée de blanc au milieu d'une scène nue artistique. L'ambiance était posée et le public aussi.

Les premières notes s'élevèrent dans les aires, ondes éthérées pour oreilles éveillées, le chant vint danser avec les mélodies et les chansons douce-amères s'enchaînèrent pour remplirent l'espace. Puis, derrière les musiciens, une bâche noire tomba pour révéler son secret à la lumière d'un stroboscope. De grands ballons blancs s'envolèrent vers les cieux retenus par de longs fils couverts de pages blanches où nous pourrions écrire à l'encre invisible de la perception, les émotions qui nous traverseraient. De la nuit, au fond de la scène, naquit un tableau d'étranges femmes blanches aux têtes de lapins noirs, qui retenaient de leurs mains l'envolée des aérostats. Au début immobiles, elles entamèrent une marche rigide sans bouger de place. Elles arrivaient dans le spectacle et n'en repartiraient plus. Le concert continuait et les filles redevinrent interdites. La musique nous berçait et nous menait vers l'essence d'un univers onirique qui ne demandait qu'à nous envelopper. Et le si nous montions, semblait nous demander le son. frafra1 Lumière noire et silhouettes blanches, les formes féminines prirent vie. Certaines d'entre elles s'avancèrent droit dans le public, traversant la salle droit devant. Félines, elles montèrent sur les sièges pour passer à travers les rangées de manière animale. Elles offrirent à quelques personnes le bouquet de ballons qu'elles tenaient, puis allèrent se poster sur le côté des allées. Les autres encadraient les musiciens comme une armée de chimères. Il n'était pourtant pas question de combat mais nous étions conquis. Chacune pris place pendant que la mélopée allait crescendo. Nous n'avions plus qu'à nous laisser aller comme les ballons vers le plafond. Le rêve nous avait pénétré, englobé, nous en faisions désormais partie. frafra2 Le concert continua son ascension. Les chimères se mirent à danser lascivement une lumière à la main pour éclairer leurs corps et leurs culottes noires pailletées. Certaines laissèrent couler de leurs bouches une ombre liquide qui tacha leurs corps immaculés. La lumière se reflétait sur les strasses de leurs dessous sombres et elles continuèrent à danser dans l'ombre. La musique nous faisait monter jusqu'au moment où elle mourut en un son grave et continu. Les prêtres se retirèrent. La cérémonie se terminait. Il ne restait que les danseuses chimériques qui ondulaient en attendant notre départ. Nous avons été pris dans un rêve dont il fallait nous défaire. Nous devions maintenant le quitter car il ne demandait qu'à continuer à vivre un peu plus longtemps dans nos psychés.

Merci à FraiseVinyl et Fragile Architecture, nourrisseurs d'inconscients, pour ce magnifique espace temps, cette ascension orgasmique qui nous a fait jouir des yeux et des oreilles.

Kill the boy

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