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Étiquettes : Psychanalyse
Selon toute vraisemblance, rien ne se passe.5
Non évidement rien ne se passe. Pourtant sous la pression de ses pairs O. se demande s'il devrait se faire enculer par le premier venu ou P. pourquoi pas. Dans un labyrinthe où on roule des pelles en disant bonjour aux nus perchés sur des slings. Et alors que des couples battent de l'aile, d'autres se forment et certains gagnent des prix dans des concours de BD. On devient tous vieux et à mesure que les dates se rapprochent on se prend à se sortir les doigts du cul. On cherche des apparts. On cherche des maisons. On cherche des mecs. On cherche des meufs. Alors que certains adoptent par glissé-déposé des hommes dans univers virtuels. D'autres, inspirés, s'inscrivent et épaulés par une amie envoient un message :
« Je reviens du Gaumont où j'ai subit « Star Trek » et je trouve ton profil bien plus rempli de suspens. On se voit pour une première séance ? »
Espoir du soir, câlins dans le noir. Je te dirais les mots blues. Les mots que l'on dit quand on est vieux.
PS: Y'en a qui se font bouffer la chatte dans des escaliers !
Alex au pays des merveilles
Jeudi 29 janvier nous avons eu l’honneur de venir assister à une performance privée de notre artiste préférée A.. A l’heure et au lieu dits, nous nous sommes retrouvés devant la porte du repère, tous excités à l’idée de devoir dire lapin à l’interphone. Nous fûmes surpris de constater que nous n’étions pas les seuls à être arrivés à l’heure. Le message était bien passé. Une foule bigarrée remplissait déjà la petite cour intérieure de l’immeuble. Une mamie permanentée observait de sa fenêtre, l’air intrigué et désorienté, la foule agglutinée près de la porte d’entrée. L’attente se faisait calme et la foule hypnotique exerçait son pouvoir anxiogène sur la permanente de la mamie du premier, qui commençait à défriser et se demandait bien ce qu’il pouvait se passer.
Escaliers. Ascension vers le mystère.
A un pas de basculer à l’intérieur du lieu même de l’action, mamie sortit accompagnée sur le perron, pour nous alpaguer et nous inonder de questions du genre : « Que faites vous ici ? » et sans même entendre la réponse donnée par un anonyme, de nous asséner : « C’est un lieu privé ici ! Vous ne pouvez pas rester ! C’est privé ! ». Explication lui fût donnée que notre venue n’était que passagère, aussi éphémère qu’un regroupement d’étourneaux en automne, et se faisait elle aussi à titre privé dans le cadre d’une performance artistique non publique. Ces mots résonnèrent dans la cage d’escalier comme dans le crâne de mamie, ricochant sur ses pensées alertes, pour finir dans un gouffre de perplexité. Elle referma sa porte et nous nous retrouvâmes seuls face à nos questionnements internes laissés de côté pendant cet instant tragicomique.
Nous avons alors pénétré un couloir sombre et déjà bien plein d’ombres fébriles et d’une musique étrange. D’un côté nous avons pu apercevoir, faute d’avoir eu une croissance suffisante pour surplomber tout le monde, une salle, un homme au chapeau haut de forme et des lapins dont la présence lassait présager bien des merveilles.
Dernière nous s’est alors ouverte une porte, laissant entrer doucement un raie de lumière bleue emplissant petit à petit l’espace pour nous laisser découvrir de jeunes femmes debout, immobiles, dénudées et peintes portant des plats de nourritures sucrées, appétissantes et variées. Forêt féminine étrange et inquiétante tendant ses branches aux visiteurs perdus qui passaient un à un. Le passant fût alors invité par ces formes vivantes à porter les plats dans la pièce suivante. La lumière noire et les peaux phosphorescentes renvoyaient chacun à ses propres rêves, visions phantasmatiques et autres régions délirantes et quelques fois peu avouable de leur psyché camisolée.
Autre pièce, autre ambiance. Lumière blanche et crue. Un corps de femme sensuellement vêtu, chaussé de talons haut et de bas rouges, la tête drapée de jupons, trônait sur une table pleine de verres vides. La pièce se remplit et les plats furent déposés près de l’étrange statue vivante à la tête juponnée qui tenait à la main une théière. Au signal, Armstrong se mit à chanter en boucle. Des acteurs de la scène distribuèrent des parts de nourriture et des verres servis par cette femme étrange. La retenue du public fût rompue et c’est plus détendu qu’il se pressa autour du tableau vivant, ne retenant plus rien, ni rires étouffés, ni commentaires sur l’étrangeté de la situation. La glace était rompue et la performance pu prendre fin autour d’un verre de thé et de gâteaux sucrés comme pour nous réconforter du malaise que provoque un réveil au milieu d’un rêve plein de beauté, mais dérangeant et intrigant, que nous aurions pourtant voulu plus long. Nous sommes partis aussitôt pour ne pas prolonger cet état incertain qui fait le drame des réveils difficiles. La réalité reprenait le dessus, après avoir traversé cet univers lynchien suintant de sensualité, de femmes servantes à la féminité calculée et assumée, de phantasmes, de rêves, d’inconscients ; nous avions fait une excursion dans l’imagination débordante de A..
Alors nous voulions te remercier A. pour cet agréable voyage et te dire que nous sommes prêts pour nous laissez porter par tes prochains débordements artistiques.

2009
Le 31 au soir, là où vous savez, s'est tenue la dernière électrofuckdiscosuicideparty orgiastique de l'année 2008 et la première de l'année 2009 dont vous pouvez avoir un aperçu ici.
La conjoncture astrale était favorable à nos excentricités et c’est vêtus de nos plus beaux habits et de nos plus clinquants accessoires que nous avons mis fin à cette année riche en émotions, soirées et découvertes fabuleuses. Malgré quelques problèmes techniques dus à l’âge avancé du matériel informatique qui, manifestement, n’aime pas faire plusieurs choses à la fois, ni Abba, ni Madonna; nous avons quand même pu trépigner sur nos morceaux préférés même s’il en manquait quelques un. La magie de l’hiver a opéré et il a neigé de façon abondante des paillettes blanches et brillantes sur nos visages ébahis par les lignes de nos histoires qui se sont croisées et se croiseront encore.
Un certain E. manquait cependant à l’appel, mais un autre appel à l’accent ibérique contre lequel nous ne pouvions lutter, celui de l’amour et du sexe ou de l’amour du sexe…, était plus fort. Nous saurons le retrouver pour lui faire payer le prix exubérant de son absence (tous les châtiments seront permis).
Cette soirée nous avons aussi appris qu’un de nos membre actif allait nous quitter dans quelques jours pour voler vers de nouvelles aventures plus professionnelles, mais ne vous inquiétez pas il reviendra bientôt. Et cet exil partiel, car il sera toujours présent dans nos coeurs, sera aussi pour nous l’occasion de développer notre réseau vers la capitale… Bon courage à notre R. chéri et star incontournable du magnifique clip « Joue pas » ; nous sommes et seront toujours de tout cœur avec toi.
La fin de l’année c’est aussi l’occasion de faire un bilan de l’année passée mais nous ne le ferons pas car il y a des articles à lire régulièrement, bande de flemmards !!! Nous retiendrons cependant, la naissance et la croissance fulgurante de notre bébéblog chéri qui n’a pas fini de nous conter les fabuleuses aventures des vipères et de leurs amis ou ennemis, et de diffuser ainsi leurs venins perfides sur la toile bien trop lisse du net. Nous retiendrons aussi le concept de nos soirées électrofuckdiscosuicideparty qui ont été avec succès toute l’année source de joies, d’enchantements et de ragots en tous genres (voire transgenres) et qui n’ont laissé personne indemne, laissant même quelque fois des traces pailletées à des endroits incongrus. 2008 devait être glitter et elle l’a été jusqu’au bout du sexe. Le thème n’a pas encore été défini mais nous nous devons de faire encore plus fort et placer cette nouvelle année sous le signe de l’intransigeance.
Les glitters resteront néanmoins à l’honneur car elles nous collent au cœur comme une mycose qui résiste à tous traitements.
Un peu de culture et de poésie
On peut dire un grand merci à A. de nous faire découvrir avec toute la fraicheur de sa jeunesse flamboyante, des ovnis plein de sensualité… Perso j'adorrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrre !!!
Merci A. on te kiffe même sans ta combi… (oh un alexandrin)
Un week-end enflammé pour les vipères
Tout a commencé le vendredi 14 novembre 2008. Nous fêtions dignement, de façon prématurée mais néanmoins voulue, l’anniversaire de F.. L’alcool coulait à flot et les corps ont mû au son de la playliste utilement préparée à l’avance, comme les sympathiques coktails de rhum-carambar, par F. C’était aussi pour P. & D. l’occasion de célébrer les 1 an de leur rencontre qui avait eu lieu pour la même occasion chez F.. La disposition de l’appartement ayant changé, nous n’avons pu reconstituer la scène mais ne vous inquiétez pas ils se sont rattrapés après…
Samedi 15 novembre 2008 après avoir tenté d’éliminer nos excès de la veille par diverses activités (glandage sur canapés moelleux, cours de bondage accélérés, boutiques pour les plus courageux…), nous attendions avec impatience le concert de nos idoles. Nous savions plus ou moins à quoi nous attendre et c’est débordant d’excitation que nous nous sommes rendus au concert. SEXY SUSHI, ceux qui depuis des lustres nous permettent de faire des attentats musicaux dans les soirées molles, étaient enfin de retour dans notre ville rose pour foutre le bordel. Sur scène, Mitch et Rébecca ont tout donné, surtout Rébecca. Le public était beaucoup trop mou (sauf nous) et ils ne se sont pas gênés pour nous le faire savoir. Insultes au public (vous n’êtes que des petites Maria Carey), paroles de chansons tronquées violemment, bouteilles d’eau jetées à la gueule des gens, sauts sur humains pas très consentants, incitation à la nudité en groupe et à la destruction des lieux, service d’ordre dépassé par les événements et comme punition, car nous aimons tous ça, une reprise de Cascada… Rébecca la Warrior était au top de sa forme, du vrai n’importe quoi et c’est pour ça qu’on l’aime. Cet instant digne d’une performance post-punk-apocalyptique n’a laissé personne indemne. C’est donc plein d’énergie bouillonnante et touchés par la grâce que nous nous sommes rendus ensuite à la soirée de B. qui étaient déjà bien entamés (la soirée et B.). Comme à leur habitude B. et ses colloques avaient assuré. Le sport était à l’honneur et tout le monde avait pris son EPO pour durer jusqu’au bout de la nuit. Certains ont flirté mais pas longtemps et d’autres ont prié les dieux des excès de les laisser un peu en paix car il y a bien un moment où il faut arrêter de faire la guerre au temps-qui-passe-trop-vite et dormir.
Nous nous souviendrons longtemps et avec nostalgie de ce week-end.
RIEN A FOUTRE DU GHETTO !!!!
Selon toute vraisemblance, rien ne se passe.4
Selon toute vraisemblance, rien ne se passe. De la jalousie. Des amis qui s'endorment. Des caresses mécaniques. Plus rien. Sortie solitaire. Jeunes et stripteaseurs. On se manque. On s'en va. De St Jacques à Toulouse le lubrifiant au chewingum. La distance. On se rapproche. On a peur. On se calme. On se paillette. On essaie à nouveau. Avec d'autres surement. De la bière peut-être. Nouveaux visages. De la danse peut-être. Le froid. La nuit au matin. Un manque d'envie, mais de l'envie quand même. Des projets, de l'argent et du temps. Les fêtes familiales.
Il faut souffrir ...
Pendant que certains changent d'appartements et que d'autres jouent avec leur sexe… quelqu'un souffre pour être bô

P.S : profitez en bien vous ne le verrez pas souvent…
Petit poème de saison
Amis de la poésie, voici quelques vers tirés d'Alcools, un recueil de poème d'Apollinaire. Ils vous donneront peut être matière à réfléchir sur cette saison particulière. En attendant, buvez ces douces paroles comme le nectar des dieux et pas comme du rouge en cubi de monoprix.
Les Colchiques
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme ces fleurs-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
L'été en ville
L'été en ville c'est la peau et le manque. Je bois dans des lieux pailletés qui ferment tard en racontant des choses personnelles à des inconnus.
L'été en ville je me sens seul, alors je vais dans des manifs juste pour pouvoir me frotter aux gens. Parfois j'ai l'impression de jouir, mais ce ne sont que des larmes qui viennent. Maintenant ça à l'air con.
L'été en ville c'est la nausée. Ceux qui sont castrés se tiennent dans les coins en fumant. Ils aiment sentir gonfler la bosse de leur pantalon à la vue d'un joli garçon, mais ils ne sentent finalement rien d'autre qu'un peu d'amertume. Parfois ils en sont même malades.
L'été en ville je suis seul. J'ai l'impression de te voir avec d'autres, mais lorsque je t'approche en te touchant l'épaule c'est un sourire poli qui se retourne.
En général je m'en sors bien, mais tu me manques.