Membres

derniers Articles

derniers Commentaires

Étiquettes

Aucun effort n'a été fait pour supporter IE6.
Merci de laisser cette relique à l'histoire des pires logiciels, et de vous mettre à jour :
FirefoxOperaIE7

Étiquettes : Émotion

Disparition aux Coquelicots…

Faits divers

Hier soir vers 19h47 à peu près, j’ai entendu un fracas dans les escaliers. De toute façon c’était l’heure de sortir « Petit Cochon d’Inde » (oui c’est comme ça que j’ai baptisé mon Cochon d’Inde).

Je sors sur le pallier.

Pas de lumière.

Je me retrouve dans la nuit noire entendant raisonner « Madame c’est les pompiers ! Ouvrez » surenchérit de coups sur la porte du voisin mystérieux ! Mais je me doute à cet instant de son identité. J’arrive en bas fébrilement avec Petit Cochon d’Inde qui ouvre ses yeux ébahit sur le spectacle funambulesque qui se dessine devant nous ! A coup d’hommes multiples et identiques dans leur tenues de guerrier du feu, l’entrechoquement des lumières bleues sur le rouge de leur bolide nous projètent dans une dimension zolaïenne !

Je retrouve alors Bobby du rez-de-chaussée, énergumène à la mine patibulaire souvent accompagné d’une volute de fumée verte à l’odeur illégale. Puis il y a Marie-Félicie du 5ème soutenant de son bras Plectrude du deuxième les yeux humides et la jambe tremblante. C’est elle qui a prévenu les guerriers du feu. Elle m’explique qu’elle n’a pas vu Rosine (du premier) depuis trois jours, qu’elle est inquiète et qu’elle a sonné l’alarme. Je reste là immobile essayant de rassure Plectrude et de recueillir des informations à la manière d’une enquête policière tout en détaillant cette poignée d’hommes à la force de l’âge. C’est étrange me dis-je, je les voit au ralentis. Je sens comme une poussée dans mon corps.

Stop. Je reviens à la réalité.

L’un deux sort une petite échelle afin, d’atteindre le balcon de Rosine. Il fracture une des portes-fenêtres, entre. Quelques minutes plus tard il revient. Il n’y a personne. Rosine a disparue.

Morale : S’il ne se passe rien dans ta vie, raconte celle de tes voisins !

Blogvipere Story

Annonce

On vous en avait parlé il y a quelque temps, on vous l'avait promis alors la voici la section Story de notre cher Blogvipere. Des améliorations vont être apportées prochainement en ce qui concerne la navigation vers cette rubrique, mais en attendant vous pourrez y accéder depuis ici ou en tapant blogvipere.com/story.

Dans cette rubrique vous trouvez toutes nos aventures, souvent inspirées de faits réels. Pour l'instant, vous allez pouvoir découvrir ou redécouvrir les portraits des héros, une petite présentation intitulée Notwin Pinktown et une première histoire : La Morsure.

Prochainement, d'autres épisodes apparaitront…

Bonne lecture.

Homicide aux Coquelicots - Part II

Faits divers

Les mains tremblantes j’ouvre la porte le plus discrètement possible. Très vite je suis saisie par un fil frais qui me glace le cou. Les chuchotements, les hurlements se font plus distincts. Je reconnais deux voix sans pouvoir clairement les identifier.

Quelqu’un hurle « nan laisse moi ! nan… » L’autre personne « pense à Gipsy, pense à lui »

Je me fige à l’orée de cette porte qui ouvre sur une autre porte fermée depuis des mois, depuis que j’ai décidée de m’installer aux Coquelicots.

La voix hurle comme une vieille femme gitane qui a perdue son enfant. Puis des pleurs. Elle est cloîtrée dans son appartement et hurle derrière la cloison.

L’autre est sur le palier, un étage en dessous du mien, à son ton débonnaire, je reconnais Rosine du premier, femme seule et alcoolique qui n’a gardé de féminin que son prénom. Rosine. Ah Rosine comme le stigmate du seul amant qui lui reste : sa bouteille de rosée. Je reconnais sous les cris brisés la tessiture de Ruth : (deuxième droite) qui n’a de femme que ces restes de rêves. Les voix et les pleurs s’éteignent. Je referme la forme ne pouvant empêcher le grincement rouillé des gonds endormis.

Ce n’est que le lendemain que j’apprendrais la cause de cette étrange échange de pallier en croisant Ruth vers l’ascenseur qui devait enfin m’arracher à cette rude journée. Je la vis. En larme. Eu égard à mon métier de moniale je ne pu la laisser seule. Elle m’apprit le drame :

La veille, son chien a assassiné un de ces congénères. Là. Devant Les Coquelicots. Le prenant au collet avec ses dents acérées qui n’ont cédées que sous le poids du vaincu. Du sang répandu sur le bitume comme unique trace d’un massacre commis devant Les Coquelicots un soir de février 2010.

La mort rôde chaque soir. Les persiennes se ferment dès le premier clignement d’œil du soleil. Depuis plus rien n’a jamais été pareil aux Coquelicots.

Morale : S’il ne se passe rien dans ta vie, raconte celle de tes voisins.

Ô magnetoscope de ma jeunesse

Musique

Homicide aux Coquelicots

Faits divers

Il est 22h20. Nous sommes le 1er février de l’année 2010. Dehors l’air est frais. Dedans l’air est chaud. Les poils humides. Le casque sur les esgourdes besognant sur des pistes audio depuis des heures. En fond, mon cube décoratif susurre à peine les gémissements d’un quelconque film pour adolescents dans l’attente de la fulgurante Sigourney Weaver.

22h37 : Je bois un verre d’eau. Je pense à mon harassante journée de travail et à celle qui m’attend demain.

22h40 : des bruits sourds aux Coquelicots, à l’instar des cris émis par une lapine accouchant de triplés. Je me questionne ; me demande si c’est mon chant qui transpire dans mon casque. Non.

22h43 : Les chants de l’horreur se répètent. Je diminue le volume du cube jusqu’au néant. Puis plus rien. Je balance quelques insultes comme une charretière empêchée dans son ouvrage.

22h51 : Les bruits se font de plus en plus rapides. D’un coup sec je retire le casque – qui me donnait, par ailleurs, une allure de Goonies – je jette un œil sur mon cube décoratif, je vois des bêtes immondes dites « de l’univers » qui plus est « stars » mais ce n’est pas ça. Les cris de brebis repartent de plus belles. J’ai peur. Mon cœur bat de plus en plus vite. L’œil vif du chien, ses oreilles se dressent tels des tomahawk jurassiens. Je tends le cou et décide d’aller me pencher à la porte d’entrée. Des hurlements bovins me forcent à ouvrir ma porte d’entrée.

Et là…

La suite prochainement…

Le point R. : R., un vendredi (sem.2)

Le point

Joyeux noël !

Fêtes familliales

Le blogvipère souhaite à tous et à toutes un très joyeux noël, et pour ceux qui ont survécu à leur famille, il offre le dernier album de « Fear of tigers » qui de toute façon est en téléchargement libre :

Fear of tigers / Cossus Snufsigalonica

Depuis l'énergisante ouverture « I Can Make the Pain Disappear » en passant par le merveilleux morceau éponyme rempli de samples de Corona, jusqu'à une fin des plus italo-disco, on reste scotché par cette compilation résolument 90s, injectée d'une explosition indie-dance tout droit sortie d'un paradis imaginaire des plus électro. Bref, de quoi passer des fêtes de fin d'années gaies et sautillantes, bien excités :

Pour en savoir plus, rendez-vous sur Dödselectro et bien sûr sur le blog de Valérie. Et pour tous ceux qui comme moi on été emportés par le film Explorers quand ils étaient mômes, un cadeau qui fera briller vos yeux d'enfants :

Et puis l'original parce que le clip est très beau et que les deux ptis loups qui chantent on tout fait comme des grands.


Joyeux noël !

Le point R. : S., un samedi

Le point

Comme il avait envie de pisser, nous sommes allé au TNT.

Je l'attendais sur un tabouret enveloppé de lumières tamisées, dans un désert de tables, de chaises et de lampes. J'humidifiais mes lèvres au rythme de mon cœur qui s'emballait. Il sorti des toilettes et alors qu'il allait se pencher pour ramasser la poche contenant le cadeau pour sa mère, je le saisis par la ceinture pour l'entrainer entre mes jambes, contre mes lèvres. Il était doux et excitant comme une première fois. Pourtant, pas besoin d'ajustements. Nos langues se connaissaient comme rarement.

Alors que je caressais son dos, quelques doigts coincés par l'élastique de son caleçon, il me dit que je lui avais tendu un piège et que maintenant il bandait. Il se pencha à nouveau pour ramasser le cadeau de sa mère, frôlant mon jean au point le plus tendu, dans un mouvement lent et contrôlé, comme pour voir se qu'il allait devoir attendre de découvrir.

Une fois dans la rue, nous nous sommes embrassé pour nous dire au revoir. Il me demanda si l'on se verrait demain. Je lui dis oui.

Photos de l'enfance

Posté dans Souvenir par Asthik 2 commentaires
Souvenir

Une fois n'est pas coutume, point de sexe, de scandales ou d'artistes bizarres. Juste deux photos de mon enfance, que ma mère vient de m'envoyer. Vous y remarquerez la djellaba qu'une de mes tentes m'avait ramené d'un voyage en Égypte, que je porte avec mes fameuses bottes marines en plastique… Et après on s'étonne !

enfance01
De gauche à droite : Moi, ma cousine L. (déjà hyper fashion à l'époque) son frère F. et à nos pieds mon chien S., la bite à l'air.

enfance02
De haut en bas : Ma sœur et moi, en train d'attendre le facteur.

Le point R. : B., il faut qu'on parle

Posté dans Le point par Asthik 3 commentaires
Le point

Donc, tu pars. Je le sais parce que je te vois partir. Mais si tu essaies de briser mon cœur, ton plan est voué à l'échec. Tu ne peux pas briser mon cœur, il est liquide. Il a fondu quand je t'ai rencontré. Et puisque tu pars, ne te retourne pas vers moi. Ne te retourne pas pour voir si je pleure. Je ne pleure pas.

Je ne pleure pas, c'est juste qu'il a plu… sur mon visage. Et si tu penses voir des larmes dévaler mes joues, s'il te plait, ne le dit pas à mes pots.

Je ne pleure pas. Non, je ne pleure pas. Et si je pleure, ce n'est pas à cause de toi. C'est parce que je pense à un ami que tu ne connais pas, qui est en train de mourir. Oui, c'est ça, qui est en train de mourir. Ce ne sont pas des larmes de tristesse parce que tu me quittes. Je viens de couper des oignions pour préparer des lasagnes. Pour un.

Je ne pleure pas. Non. Il y a juste un peu de poussière dans mes yeux, celle du chemin que tu as tracé quand tu m'a dis au revoir. Je ne pleure pas parce que tu ne seras plus là pour me tenir la main. Sache que j'ai une inflammation de la glande lacrymale. Je ne suis pas fâché parce que tu m'as laissé comme ça. Mes yeux sont juste un peu moites aujourd'hui. Ils ont regardé partout, comme s'ils te cherchaient. Ils étaient à ta recherche même si je leur ai dit de ne pas le faire. Ce ne sont pas des larmes de tristesse, mais des larmes de joies. En fait je ris. Haaa, Ha Ha Haaa.

Je suis assis à cette table qu'on appelle l'amour, les yeux fixés sur l'ironie de la vie. On atteint une fourchette sur notre chemin, et pourtant elle coupe comme un couteau.

10 – 26/10/2009

1,2