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Jerk Off ou les tribulations d'Herr. Ektor
Tout a commencé le vendredi soir, la veille de mon départ à Paris pour le festival jerkoff. J'ai assisté, au Petit London, au concert du groupe Tout de Suite, qui fera l'objet d'un article qui viendra un peu plus tard, ce qui m'a donné une pêche d'enfer et l'espoir d'un week-end riche. Un peu comme une entrée délicieuse qui annonce un repas réussi.
Samedi, arrivée à Paris : pas de RER à l'aéroport, j'ai donc pris une navette blindée et surchauffée et suis resté coincer dans les bouchons du périphérique, avant d'atteindre Opéra deux heures après mon atterrissage. C'est à ce moment là que je me suis souvenu pourquoi je n'habitais pas à Paris. Mais ces petits inconvénients n'ont pas eu raison de l'énergie et de l'excitation que j'éprouvais à l'idée de la soirée Klauss Nomi et surtout du concert de Näd Mika qui s'annonçaient.
Direction le canal St Martin pour récupérer les clefs de l'appartement que R. me laissait utiliser généreusement pour le week-end. Je retrouve donc sa sympathique colocataire et sa fine équipe et j'en profite pour boire une, deux, trois, quatre bières dont une renversée par maladresse sur mon pantalon. C'était bon signe. Je pars alors un peu mouillé, déposer mes affaires et m'en vais aussitôt retrouver Mad Moizel aux Souffleurs dans le marais. D'ailleurs, merci Mad Moizel de m'avoir fait découvrir ce bar qui m'a réconcilié (ou pas) avec les bars du marais. Bonne musique et beau serveur. Une bière et E. nous rejoignit pour qu'on mette en place notre plan de déplacement afin de rejoindre la soirée du festival jerk off.
Vélo, métro.
Pigalle, les 3 Baudets, pause pipi et make up et nous voilà installés dans une salle de projection. The Nomi Song était diffusé mais nous n'en vîmes que la fin. Après la diffusion du documentaire, tout s'est enchaîné, pause cigarette et bière, petit concert lyrique sur un air de Purcel que Klaus Nomi affectionnait particulièrement. Une autre bière et la performance Nomi Nation de Corrine and Co débuta. La soirée prit une autre dimension.
Messe blanche, ballet de créatures en zentaï immaculés, enrobées de papier bulle, illuminées de spirales blanches et noires, accompagnées de musique tripante.
Un jeune homme maquillé à la Klauss Nomi, habillé d'un peignoir de soie, arriva du fond de la scène. Les créatures blanches l'aidèrent à marcher jusqu'à ce qu'il fasse front au public. Là, debout devant nous, sous la lumière des stroboscopes, les silhouettes blanches mirent à nu le jeune homme offert. Un texte poétique était projeté en lumière sur son corps glabre et les créatures s'affairaient autour de lui pour le préparer, en l'enduisant de fumée. Et la musique montait. Elles le rhabillèrent ensuite d'un jean noir et du célèbre costume en V qui rendait immédiatement reconnaissable Klauss Nomi. Le jeune homme s'assit pensif face au public tandis que les silhouettes blanches s'emparaient de perfusions pleines de liquide bleu qu'elles faisaient couler sur leurs zentaïs blancs. Et la musique montait. Les formes blanches entreprirent de déchirer leurs enveloppes à certains endroits. Une d'elles déchira totalement son habit pour laisser apparaître le zentaï noir qu'elle portait en dessous. Ainsi elle devînt l'ombre qui portera le sosie de Nomi dans son agonie, pendant que les deux autres clamaient de plus en plus vite et de plus en plus fort des mots qui touchent et tordent le ventre de ceux qui savent écouter. La fureur dans la voix et dans les gestes, les créatures jetaient les partitions qu'elles lisaient, criaient ce qu'elles savaient, et la musique accompagnait cette frénésie. Klauss Nomi se mourait dans les bras de l'ombre qui l'emporta loin des regards. Tout s’arrêta. L'émotion m'avait tordu le bide, j'avais envie de pleurer, j'avais envie de crier…
Nous sommes sortis, après le choc il nous fallait du réconfort et cette fois ci la bière ne suffirait pas, je me fis servir alors une Vodka et fumai deux cigarettes à la suite, les lèvres tremblantes et le cerveau plein de ces images magnifiques.
Le concert de Näd Mika commença et nous rejoignîmes la salle pour danser jusqu'à l'usure en buvant des bières sur le son électro punk de notre berlinoise préférée. Näd Mika nous offrit un show tout en énergie et mon côté punk pris le dessus. En transe, je me retrouvai torse nu en train de me déchainer en mouvements saccadés et quelque peu désorganisés. Le public était conquit ou presque. En effet, une autre partie du public resta assise dans des fauteuils confortables, ce qui est inimaginable pour moi avec un concert pareille. Quand le spectacle fut terminé je ne pu m'empêcher de crier « Les parisiens vous êtes mous du genou ! » ou un truc dans le genre un peu moins sympa, je ne me souviens pas très bien. De rage, devant tant de stoïcisme et aussi pour essuyer mon corps dégoulinant de sueur, je me roulai par terre dans les corne flakes écrasés que Näd Mika nous avait lancés un peu plus tôt (c'était une mauvaise idée, je vous l'accorde).
Après m'être rhabillé (merci Thierry et Mad Moizel d'avoir retrouvé mon tshirt trempé) nous sommes partis dans les loges pour rencontrer Näd Mika et David Dexter Lab, accompagnés de Pierre Pascual,Thierry Cholet, Stan Briche…
Mais la soirée ne s'est pas arrêtée là. Après avoir fait quelques photos, j'ai laissé les artistes discuter ensemble. Nous avons ensuite continué à fumer boire et danser. Je n'avais pas oublié mon objectif de No Interview blovipère, malgré toute ces bières ingurgitées, et je me suis fait un plaisir de poser mes questions de Vipères à plusieurs personnes, que vous pourrez lire dans un prochain article. Puis, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je me suis retrouvé dans les bras d'un irlandais dans un taxi en partance pour le canal st martin. Tout finissait où tout avait commencé, au bord du canal à l'exacte endroit où j'avais bu ma première bière de la journée…
Merci à l'adorable Pierre Pascual qui m'a permis de rencontrer la tout aussi adorable Näd Mika dans les loges, merci au charmant Thierry pour mon Tshirt mouillé et tout le reste, et puis merci à Stan Briche pour ses réponses géniales en interview et puis merci aussi Mad Moizel, mon ami E. et Gin la berlinette pour cette superbe soirée et puis à tous les autres aussi et puis merci au monde entier et puis merci la vie pour ses rencontres fabuleuses… j'arrête là car vous allez croire que je suis encore bourré.
Ps : spécial thx to a sweet irish guy et aux paillettes coréennes de FraiseVinyl !
Minitel Madrid
Le lendemain de mon arrivée à Madrid, j'ai eu la chance de pouvoir participer à la soirée organisée par le collectif Minitel Madrid au club Morocco, je portais pour l'occasion mon plus beau tshirt du blogvipère. Un minitel encadré de figures pieuses trônait au milieu de la scène. Nous avions hâte de voir Pierre Pascual.
Nous pensions arrivés à la bourre car la soirée était annoncée à minuit et nous sommes arrivés à 1h comme de bons français pas encore habitués au rythme espagnol, nous étions dans les premiers arrivés. Plusieurs DJ se sont enchaînés pour déchaînés les gens qui arrivaient petit à petit. En attendant nous ondulions, un verre à la main, sur la musique qui était, à quelques tubes espagnols près, très proche des playlists fabuleuses que nous passons lors de nos électrofuckdiscosuicidepartys. Nous étions heureux et la vodka très bonne (à Madrid les barmen ne sont pas radin sur les doses, d'ailleurs les doseurs n'existent pas). Je me fit alors dragué ardemment par un boulet qui venait de Malaga et qui ne parlait qu'espagnol mais il finit par comprendre et se trouver une autre cible et ce ne fut pas du gâteau. Vers 3h du matin Pierre Pascual est arrivé sur scène pour chanté quelques uns de ses tubes : J'aime sentir ta bouche glisser, Saxo Mucho, Mi novio es un zombi… Cette reprise a d'ailleurs complétement enflammé la salle.
Fue genial. Après ce mini concert j'ai eu l'occasion de discuter quelques minutes avec l'acolyte de Pierre Pascual, le très sympathique Thierry qui campe à ses heures perdues le personnage d'Angela Transbury. Interrompus par quelqu'un qui posait ses affaires aux vestiaires nous devions continuer notre conversation et faire une photo avec Pierre Pascual mais le monde et la vodka n'aidant pas, nous nous sommes perdus et nous sommes repartis complétement saoul pour prendre un taxi.. A défaut de photo avec ces deux personnages hauts en couleurs, j'ai au moins eu quelques photos d'eux grâce à Findus qui m'accompagnait.
Merci Minitel Madrid (de puta madre !), Pierre Pascual et Thierry pour cette agréable soirée… J'espère qu'un jour nous pourrons tous participer à une autre soirée, peut être en tant que DJ de Blogvipère … qui sait ?(alors au boulot !).
Promis, la prochaine fois je boirai moins ou presque, ou alors je me droguerai, pour ramener une vrai photo avec eux… en attendant je garde contact…
PAILLETTES PUTAIN!!!
Voici le nouveau thème tout en nuance de notre prochaine Electro fuck disco suicide party! ( Si vous préférez vous pouvez choisir l'autre thème : PUTAIN DE PAILLETTE !!! )
Retrouvons nous sur la piste pour une réunion dansante cadencée au son de l'electropop-trash-funk-clash-variété….
Comme toujours venez avec vos plus beaux fuseaux, boleros et autres trucs pailletés!
Love les vipères putain!
Party!
Salut les VIP's de mon coeur!
Si comme Asthik et moi vous êtes en manque d'éléctro-fuck-disco-suicide-party, vous serez sûrement d'accord avec notre idée d'en organiser une en janvier! On s'est dit ça en repensant à un anniversaire des plus réussi qui a eu lieu le mois dernier à l'Episode. On a même déjà pensé à un thème : Chaussettes et paillettes. Pensez à tout ce qu'on peut faire avec des chaussettes…. Les paillettes je pense qu'on sait quoi en faire! Mais le thème n'est pas arrêté.
Par la même occasion, il serait top moumoute de trouver rapidement le thème de l'année 2011 pour pouvoir le diffuser à l'occasion de cette soirée. Quelle serait la suite logique ou complètement illogique de « Transformation « ?
30 ans bis Electro fuck disco suicide party!
Parce que l'année dernière, je n'ai pas fêté mes 30 ans à Toulouse et que c'est resté comme une plaie ouverte en moi, un jour ma copine A. m'a dit : « Mais tu t'en fous! Tu les refais quand tu veux tes 30 ans … »
Alors j'ai décidé que ce serait le thème de mon 31ème anniversaire
Le point R. : L. & C., un jeudi
Mardi, rendez-vous était pris auprès de L. pour jeudi soir 21H. L. pose sur des congélateurs et je me sentais prêt à le réchauffer, mais le lapin fût plus fort que l'avenir. Dépité j'appelais tout de suite X. pour gouter à nouveau à une compagnie intéressante et chaleureuse. Il n'était pas loin, et il n'était pas seul. Son amoureuse et deux amis, dont un me dit « il ne sait pas ce qu'il perd » alors que je leur racontais la chasse et le lapin. Il parla pourtant d'abstinence toute la soirée, mais lorsque tout le monde fût couché et que je lui prit la main pour le tirer sur le canapé, il me bondi dessus telle une panthère sauvage affamée, arrachant mes vêtements préférés de ses dents. Après avoir connu des baisers, de la peau et un final des plus drôle, je rentrais chez moi le cœur léger pensant aux 3 heures 12 minutes de sommeil qui m'attendaient avant d'aller travailler.
Le point R. : A., un mercredi
Attends au moins que son grand-père ne soit plus mort avant de le larguer.
